Plage Napoléon - côte gauche

Nous avons déjà eu l’occasion de parler de cette plage en Camargue, en vous proposant une promenade sur sa rive droite (pour ceux qui l’ont ratée le lien est ici ). Partons maintenant dans la direction opposée, à la découverte des images tout aussi expressives. 

La mer et la plage nous invite, que ce soit une randonnée ou juste une promenade.

Les rives par ici sont étendues et le grand large ne fait que se deviner. Comme si les eaux, hésitantes, n'osaient pas approcher la terre.

On voit bien pourtant le fruit de leur travail. Au fil du temps, elles polissent les petites et grandes branches délaissées sur la rive. Des compositions éphémères en ressortent, telles des sculptures contemporaines. Parsemée çà et là par ces étranges compositions, la plage est une vraie galerie artistique de la nature. A condition que ses visiteurs soient d’humeur à y prêter l’œil.

Côté terre, autre chose attire l’attention d’un promeneur admirateur. C’est l’aspect naturel hérissé, indompté, partant à la dérive …

On se rend compte que le sable est un élément tout aussi puissant que l’eau. Sa force destructrice se combinant avec ses pouvoirs créateurs et donnant les images dignes de plume impressionniste.

Et alors côté mer, quel changement de décor ! Là, le paysage est on ne peut plus industriel. Les bâtisses d’infrastructure urbaine oscillent à l’horizon, dans leur hostile majesté. En nous rappelant que cette quiétude des plages n’est que téméraire. Que la vie grouille ailleurs, en nous imposant les résultats (bénéfiques et pas trop) de cette activité.

On voit ça et là quelques épaves défraîchies, comme un souvenir oublié ... Alors que leurs confrères s'affairent encore fièrement dans les eaux.

Finalement cette plage un peu sauvage, tranquille avant le grand assaut touristique, a des choses à raconter à ses visiteurs, pour le moment rares. La nature abandonnée en expansion, le travail exubérant des eaux et des sables, la solitude et le calme absolu…

Avec en face des grandes machines industrielles, immobiles mais puissantes. Et au milieu – la mer qui se veut toute discrète. Telle une invitation à la rêverie et à la réflexion.